coronavirus logo V9 

Variables

Retour au sommaire
Aller à la fiche précédente (Participants et sources de données)
Aller à la fiche suivante (Introduction aux biais en pharmaco-épidémiologie)

Points clés

  • Types de variables : critère d’évaluation, exposition, facteurs de confusion
  • Identifier la source de données, le cadre temporel, les algorithmes de classification

Types de variables

« Variable » est un terme générique désignant une caractéristique du sujet / de la population étudiée. On distingue parmi les variables :

  • Les critères d’évaluation (évènement d’intérêt, critère de jugement) et/ou critères diagnostics ;
  • Les expositions (prise de médicament) ;
  • Les covariables, incluant les facteurs de confusion potentiels (variable liée à l’exposition et au critère d’évaluation et perturbe l’estimation du lien exposition/critère d’évaluation) ;

Définition des variables

Il existe de très nombreuses façons de définir une variable en (pharmaco)épidémiologie. Tout comme pour l’identification des sujets (cf. Fiche Participants et sources de données), l’emploi d’algorithmes basés sur des associations de critères est possible.

Exemple : l’infarctus du myocarde peut être établi par un clinicien expert sur un résultat d’examen, ou par la présence dans un dossier informatique d’hospitalisation d’un code « infarctus du myocarde ». On voit bien que la valeur attribuable à ces deux définitions est très différente : dans un cas, on est pratiquement certain du diagnostic. Dans l’autre, on ne sait pas si le diagnostic a été codé correctement. De plus, un patient peut également avoir eu un infarctus sans que le code soit présent (défaut de codage).

Pour que la définition de la variable soit claire, les éléments suivants doivent être retrouvés :

  • La source de données dont cette variable est extraite (cf. Fiche Participants et sources de données) ;
  • Le cadre temporel (ou fenêtre temporelle) : période à risque durant laquelle la survenue d’une réaction est attribuable au médicament.
    Exemple : Évaluation du rôle d’un antibiotique dans la survenue d’un choc anaphylactique (réaction allergique immédiate). Il faut considérer le patient comme à risque dans une fenêtre temporelle très courte après son exposition : si un choc anaphylactique survient un an après la prise de l’antibiotique par le patient, il n’est pas logique d’attribuer cette réaction à l’exposition. On peut définir un cadre temporel permettant d’imputer la réaction à la prise du traitement. Ici, cela pourrait être une période de 0 à 1 jour après la prise (quelques heures de fenêtre temporelle seraient même suffisantes) ;
  • La façon dont les personnes exposées à plusieurs variables d’intérêt sont traitées.
    Exemple : dans une étude visant à comparer deux antibiotiques, un patient a reçu les deux médicaments. Son analyse va être difficile (dans quel groupe d’exposition le classer ? Etait-il exclu d’emblée ? A-t-il participé à un groupe jusqu’à recevoir l’autre médicament ?). Cela conditionnera la validité externe des résultats de l’étude. (N.B. : ne s’applique pas aux critères d’évaluation)

Aller à la fiche précédente (Participants et sources de données)
Aller à la fiche suivante (Introduction aux biais en pharmaco-épidémiologie)
Retour au sommaire

Imprimer E-mail