Accéder au contenu principal

pharmaco-medicale

Site du Collège National de Pharmacologie Médicale

Antiagrégants plaquettaires

Résumé de la fiche

On distingue 4 types de médicaments antiagrégants plaquettaires (AAP) suivant leurs mécanismes d'action :

  • les salicylés (principalement répresentés par l’aspirine), qui inhibent la production du thromboxane A2 par bloquage de la cyclo-oxygénase plaquettaire.
  • les thiénopyridines (ticlopidine, clopidogrel et prasugrel), et les cyclopentyl-triazolo-pyrimidines (ticagrelor) qui antagonisent la voie de l’adénosine diphosphate (ADP) en bloquant le récepteur P2Y12 à l’ADP.
  • le dipyridamole, qui inhibe la synthèse de l’ADP par une action sur le métabolisme de l’AMPc.
  • Les anti-GPIIbIIIa (abciximab, tirofiban, eptifibatide), qui antagonisent le récepteur plaquettaire GPIIbIIIaau fibrinogène, et qui sont des médicaments à usage d'urgence uniquement.

Les AAP sont utilisés essentiellement en prévention primaire ou secondaire des complications thromboemboliques artérielles, comme les accidents vasculaires cérébraux ischémiques, les coronaropathies en phase aiguë et les artériopathies oblitérantes des membres inférieurs.

Il est parfois recommandé d'associer les AAP entre eux afin d'augmenter leur effet. L'association aspirine + inhibiteur du récepteur P2Y12 est souvent proposée.

 Le principal effet indésirable et les contre-indications majeures concernent le risque hémorragique. Néanmoins aucun test biologique n’étant corrélé à ce risque, aucune surveillance spécifique ne peut être recommandée.

Item(s) ECN


218 : Athérome : épidémiologie et physiopathologie. Le malade poly-athéromateux
223 : Artériopathie oblitérante de l'aorte, des artères viscérales et des membres inférieurs
228 : Douleur thoracique aiguë et chronique
326 : Prescription et surveillance des classes de médicaments les plus courantes chez l’adulte et chez l’enfant

Rappel physiopathologique

L’athérosclérose — présence de plaques d’athérome au niveau de la paroi interne des artères — peut évoluer vers une thrombose artérielle, à l’origine d’événements cliniques graves tels que l’infarctus du myocarde (IDM), le syndrome coronarien aigu (SCA) ou encore l’accident vasculaire cérébral (AVC). Cette thrombose débute par l’exposition du sous-endothélium à la circulation sanguine d'une artère lésée, ce qui déclenche l’activation et l’agrégation des plaquettes via la libération de médiateurs secondaires. Deux voies principales interviennent dans l’agrégation plaquettaire :

- La voie du thromboxane A2, dérivé de l’acide arachidonique

- La voie de l’adénosine diphosphate, qui en se liant à ses récepteurs plaquettaires — en particulier le récepteur P2Y12 — active à son tour d'autres plaquettes et amplifie la réponse d’agrégation

Le fibrinogène circulant joue également un rôle essentiel dans la formation du thrombus plaquettaire, en assurant des liaisons interplaquettaires via les récepteurs GPIIbIIIa

Médicaments existants

Médicament

Mécanisme d’action

Posologie

Acide acétylsalicylique (aspirine)

Inhibition de la synthèse du thromboxane A2 par blocage irréversible de la cyclooxygénase plaquettaire  75 à 325 mg / jour per os

Thiénopyridines

- clopidogrel

- prasugrel

- ticlopidine

 Inhibition de la voie de l’ADP par antagonisme irréversible des récepteurs P2Y12

 

75 mg x1 / jour per os

10 mg x1 / jour per os

500 mg x1/ jour per os

 Cyclopentyl-triazolo-pyrimidines

- ticagrelor

 Inhibition de la voie de l’ADP par antagoniste réversible des récepteurs P2Y12

 

90 mg x2 / jour per os

Dipyridamole

Inhibition des phosphodiestérases permetant la synthèse d'ADP à partir d'AMPc

150 mg x2 / jour per os

Anti GPIIbIIIa

- abciximab

 

- tirofiban

 

- eptifibatide

Blocage du récepteur plaquettaire GPIIbIIIa au fibrinogène

 

Bolus IV (0,25 mg/kg) puis perf continue (0,125 µg/kg/min dans la limite de 10 µg/min)

Bolus IV puis puis perf continue

 

Bolus IV puis puis perf continue

ADP : adénosine diphosphate

Mécanismes d’action des différentes molécules

Les AAP réduisent l’activation ou l’agrégation plaquettaire :

- L’aspirine inhibe la production de thromboxane A2 à partir de l’acide arachidonique, en bloquant la cyclo-oygénase plaquettaire. Le thromboxane A2 est un puissant activateur plaquettaire.

- Les thiénopyridines et les cyclopentyl-triazolo-pyrimidines bloquent le récepteur plaquettaire P2Y12à l’ADP, ce qui inhibe l'activation plaquettaire via l’ADP.

- Le dipyridamole inhibe les phosphodiestérases intraplaquettaires, produisant une baisse de synthèse d’ADP et donc une inhibition de l’activation plaquettaire.

- Les antagonistes du récepteur plaquettaire glycoprotéique au fibrinogène (GPIIbIIIa) bloquent la fixation du fibrinogène à son récepteur plaquettaire, ce qui inhibe l’agrégation plaquettaire.

Compte tenu de leurs mécanismes d’action différents, il est possible d’associer les AAP entre eux afin d’augmenter leur effet.

Effets utiles en clinique

I. Coronaropathies :

Syndromes coronariens aigus (SCA) :

SCA sans élévation ST

Association d’AAP (aspirine + inhibiteur de la voie de l'ADP) + HBPM ou HNF

SCA avec élévation ST

Association d’AAP (aspirine + inhibiteur de la voie de l'ADP) + HBPM ou HNF

OU Association d’AAP (aspirine + clopidogrel) + fibrinolytique

OU Association d’AAP (aspirine + inhibiteur de la voie de l'ADP) + angioplastie primaire

Suite d’un SCA :

Suite d’un SCA (avec ou sans élévation ST)

Association d’AAP (aspirine + inhibiteur de la voie de l'ADP) pendant 1 an puis aspirine seule au long cours

II. Accidents vasculaires cérébraux (AVC) ischémiques :

Les AAP en monothérapie (aspirine ou clopidogrel) sont le traitement de référence pour la prévention secondaire des AVC athérothrombotiques

III. Artériopathies oblitérantes des membres inférieurs :

Les AAP en monothérapie (aspirine ou clopidogrel) sont le traitement de fond de référence.

Pharmacodynamie des effets utiles en clinique

I. Coronaropathies

SCA :

Dans les SCA, les stratégies thérapeutiques basées sur les APP permettent de réduire la morbi-mortalité cardiovasculaire (décès cardiovasculaire, infarctus du myocarde et AVC) d’environ 75% par rapport à l’absence de traitement.

Coronaropathies en dehors de la phase aiguë :

La prescription d’un AAP en monothérapie permet de réduire la morbi-mortalité cardiovasculaire de 30% en prévention primaire de la maladie coronarienne. L’association d'AAP permet de réduire de 20% supplémentaire la morbi-mortalité cardiovasculaire en prévention secondaire malgré une augmentation du risque hémorragique.

II. AVC ischémiques :

Dans la prévention secondaire des AVC athéro-thrombotiques, un AAP en monothérapie permet de réduire le risque de récidive d’AVC d’environ 20 à 40%.

III. Artériopathies oblitérantes des membres inférieurs

Le traitement par AAP en monothérapie (aspirine ou clopidogrel) permet de réduire de 20 à 40% la morbi-mortalité cardiovasculaire dans cette situation.

Caractéristiques pharmacocinétiques utiles en clinique

Médicament 

Caractéristiques

 

Aspirine 

per os

Fixation protéique ~100%

Hydrolyse plasmatique rapide en salicylate (métabolite actif), lui-même métabolisé par le foie

Dipyridamole 

per os, biodisponibilité ~100%

Fixation protéique > 90%

Glucuroconjugaison hépatique, demi-vie d’élimination = 12h

Durée d’effet : < 24h

Thiénopyridines 

 

    - Clopidogrel

 

 

 

 

    - Prasugrel

 

 

 

 

- Ticlopidine

 

 

per os, biodisponibilité ~ 50% 

Pro-médicament :  formation du métabolite actif par métabolisme hépatique (notamment 2C19)

Elimination mixte rénale et hépatique, demi-vie d’élimination = 6h

Blocage irréversible du récepteur P2Y12 à l’ADP à durée d’effet  > à 5 jours

 

Per os, biodisponibilité ~ 80%

Fixation protéique ~ 99 %

Formation du métabolite actif par métabolisme hépatique (CYP3A4, 2B6, 2C9, 2C19)

Elimination mixte rénale (2/3) et hépatique (1/3) sous forme métabolisée, demi-vie d’élimination = 6 h

Blocage irréversible de la P2Y12 avec durée d’effet > 5 j

 

 per os, biodisponibilité ~ 100%

Concentrations plasmatiques à l'équilibre obtenues en 7 à 10 jours

Demi-vie d'élimination terminale ~ 30 à 50 heures

Importante métabolisation hépatique et inhibition forte du cytochrome CYP2B6

Elimination majoritaire par voie urinaire

Cyclopentyltriazolopyrimidines

    -  Ticagrelor

 

per os, biodisponibilité ~ 35% (améliorée par repas)

Fixation protéique ~ 99 %

Métabolisme principalement hépatique (CYP 3A4), substrat de la P-glycoprotéine

Demi-vie d’élimination de 7 à 8.5 h

Blocage réversible du récepteur P2Y12 avec durée d’effet ~ 96 h

Anti-GPIIbIIIa 

    - Abciximab

 

    - Tirofiban

    - Eptifibatide

 

 

Intra-veineux, demi-vie d’élimination = 30min, durée d’effet = 48h

 

Intra-veineux, demi-vie d'élimination = 1h30

Intra-veineux, demi-vie d’élimination = 2h30

Source de la variabilité de la réponse

L’association de plusieurs médicaments AAP potentialise l’effet antithrombotique, au détriment d’une augmentation du risque hémorragique. Aussi, en dehors des indications où ces associations ont montré un rapport bénéfice risque favorable, notamment au cours des syndromes coronariens aigus, il est déconseillé voire contre-indiqué de prescrire 2 anti-thrombotiques chez un même patient.

Médicament 

Sources de variabilité de la réponse

 

Aspirine (< 350 mg/j)

– majoration du risque hémorragique en cas de co-prescription avec d’autres AAP ou des anticoagulants, ou des AINS ;
– majoration du risque d’insuffisance rénale en cas de co-prescription avec des diurétiques, des inhibiteurs de l’enzyme de conversion, et des antagonistes des récepteurs à l’angiotensine II, en cas d’utilisation à dose forte (500 mg/prise) chez les patients déshydratés (baisse de la perfusion glomérulaire) ;
– majoration du risque de toxicité du méthotrexate (baisse de son élimination rénale et augmentation de son taux plasmatique).

Thiénopyridines

    - Clopidogrel

 

 

 

 

 

 

 

    - Prasugrel 

 

- Pharmacogénétique : chez les patients métaboliseurs lents du CYP2C19, le clopidogrel administré aux doses recommandées entraîne moins de formation de métabolite actif du clopidogrel et a un effet antiagrégant plaquettaire moindre ("résistance" au clopidogrel). Il existe des tests permettant d'identifier le génotype du CYP2C19 des patients.

-  Interactions pharmacocinétiques : le clopidogrel étant transformé en métabolite actif en partie par le CYP2C19, l'utilisation de médicaments inhibant l'activité de cette enzyme serait susceptible d'entraîner une diminution du taux de métabolite actif du clopidogrel. La pertinence clinique de cette interaction est incertaine. Par mesure de précaution, l'association d'inhibiteurs puissants ou modérés du CYP2C19 doit être déconseillée (exemple certains inhibiteurs de la pompe à proton).

 

- Chez les sujets > 75 ans ou les sujets de faible poids corporel < 60 kg : diminution des doses à 5 mg/ j et surveillance accrue

Cyclopentyltriazolopyrimidines

    -  Ticagrelor

 

- Interactions médicamenteuses : Inducteurs et inhibiteurs du CYP 3A4, surtout si puissants

Anti GPIIb/IIIa

- Insuffisance rénale sévère : augmentation du risque hémorragique conduisant à contre-indication ou réduction de posologie (Tirofiban, Eptifibatide)

Situations à risque ou déconseillées

Contre-indications absolues aux AAP :

-          hypersensibilité à la molécule concernée

-          lésions organiques susceptibles ou en train de saigner

-          troubles de l’hémostase responsables d’un surcroît de risque hémorragique, et notamment les maladies hémorragiques constitutionnelles.

Il existe aussi parfois des contre-indications absolues spécifiques :

Médicament 

Contre-indications absolues spécifiques

Aspirine et AINS

-          Ulcère gastro-duodénal en évolution

Thiénopyridines

    - Clopidogrel

 

    - Prasugrel

 

-          insuffisance hépatique sévère.

 

-          antécédent d'accident vasculaire cérébral ou d'accident ischémique transitoire
-          insuffisance hépatique sévère

Cyclopentyltriazolopyrimidines

    -  Ticagrelor

 

-         Antécédent d'hémorragie intracrânienne

-         Insuffisance hépatique modérée à sévère

-        L'administration concomitante de ticagrélor avec de puissants inhibiteurs du CYP 3A4 (par exemple kétoconazole, clarithromycine, néfazodone, ritonavir et atazanavir) est contre-indiquée, en raison du fait qu'elle peut entraîner une augmentation substantielle de l'exposition au ticagrélor

Anti GPIIbIIIa

-          accident vasculaire cérébral (AVC) récent (30 j) ou tout AVC hémorragique
-          tumeur, malformation ou anévrismes artérioveineux intracraniens
-          chirurgie majeure ou traumatisme important < à 2 mois
-          insuffisance rénale ou hépatique sévère
-          hypertension artérielle sévère non contrôlée
-          accident hémorragique documenté < 30 j
-          association d’anti GPIIb/IIIa entre eux
-         thrombopénie < 100 000/mm3

 

Précautions d’emploi

Tous les agents antiplaquettaires doivent être utilisés avec précaution en cas de risque hémorragique.

Ces précautions doivent être majorées en cas d’association de médicaments de l’hémostase, indications de plus en plus nombreuses.

Médicament 

Précautions d’emploi spécifiques

 

aspirine et AINS

- Préférer un autre agent antiplaquettaire en cas d’antécédent d'ulcère gastro-duodénal

- choisir la dose la plus faible possible (~ 75 à 160 mg / j)

Dipyridamole

- Augmentation progressive des posologies pour éviter le risque de céphalées (vasodilatation) en début de traitement

Thiénopyridines

       - Prasugrel 

 

Patients avec des problèmes héréditaires rares d'intolérance au galactose, un déficit congénital en lactase ou une malabsorption du glucose-galactose

 

 Cyclopentyltriazolopyrimidines

    -  Ticagrelor

 

- Prudence chez les patients présentant une bradycardie
 - Précaution chez patients avec un antécédent d'asthme et/ou de BPCO

Anti GPII/bIIIa

- numération plaquettaire avant administration, en début de traitement (2 à 6 h) puis quotidienne

- prudence si thrombopénie < 150 000 / mm3

- prudence en cas d’insuffisance hépatique même légère

- prudence si insuffisance rénale même modérée

- limiter au maximum les abords vasculaires notamment non compressibles

En cas d’indication chirurgicale, la décision de l’arrêt du traitement antiplaquettaire doit être collégiale et discutée en fonction du risque thrombotique induit par l’arrêt d’une part et en fonction du risque hémorragique induit par la poursuite du traitement d’autre part. Cette discussion devra être anticipée par rapport à la date prévue de la chirurgie, l’effet des antiplaquettaires de type aspirine et clopidogrel disparaissant en plus de 5 jours. A l’heure des stents pharmaco-actifs, l’arrêt du ou des anti-agrégants plaquettaires majore considérablement le risque de thrombose intra-stent et les praticiens ont souvent tendance à arrêter les anti-thrombotiques de manière inappropriée, prudence ... 

Effets indésirables

Les AAP exposent à deux types d’effets indésirables: les accidents hémorragiques et les effets indésirables non hémorragiques.

I. Les accidents hémorragiques

La prise en charge des accidents hémorragiques sous AAP est rendue difficile par la durée d’action de l’effet sur l’hémostase primaire supérieure à 5 jours dans le cas de l’aspirine, des thiénopyridines et du ticagrelor.
En cas de nécessité absolue comme un accident hémorragique menaçant le pronostic vital, une transfusion plaquettaire est possible.

II. Les accidents non hémorragiques

Concernant les effets indésirables non hémorragiques, nous ne rapporterons ici que les effets indésirables fréquents et/ou relevant d’une surveillance particulière et/ou menaçant le pronostic vital. Certains effets indésirables non hémorragiques imposent une surveillance particulière. Outre les manifestations allergiques non spécifiques à un médicament particulier, on retiendra les effets décrits ci-dessous :

Médicament 

Effets indésirables spécifiques

 

Aspirine 

Effets indésirables digestifs notamment gastroduodénaux : effet dose dépendant justifiant d’utiliser des doses d’aspirine les plus faibles possibles (dès 75 mg / jour et < 365 mg/j)

Dipyridamole

céphalées, bouffées de chaleur, hypotension, éruptions, troubles digestifs : précoces et a priori dose-dépendants

Clopidogrel

- troubles gastro-intestinaux (dyspepsie)
- résistance au clopidogrel
- cytopénie
- pupura thrombocytopénique thrombotique
- confusion
- dysgueusie

Prasugrel

Purpura thrombocytopénique thrombotique (possible)
Ticagrelor

Hyperuricémie
- Confusion
- Paresthésie
- Dyspnée
- Bradycardie pouvant être sévère
- Augmentation de la créatinine

Anti GPII/bIIIa

- thrombopénies précoces et parfois sévères ont été rapportées imposant une surveillance plaquettaire sanguine.

Surveillance des effets

Aucun test biologique d’exploration de l’hémostase primaire n’est actuellement recommandé en vue d'adapter les posologies afin de prévenir la survenue d’événements thromboemboliques ou hémorragiques.

Parmi tous les agents antiplaquettaires et outre le risque hémorragique, certains types de médicaments nécessitent une surveillance particulière :

Médicament 

Surveillance

 

 Cyclopentyltriazolopyrimidines

    -  Ticagrelor

 

Une surveillance clinique et/ou biologique appropriée est recommandée lors de l'administration concomitante du Ticagrelor avec des médicaments substrats de la P-gp à marge thérapeutique étroite, comme la digoxine

Anti-GPII/bIIIa 

numération plaquettaire avant traitement, 2 à 4h après administration et 24h (notamment pour l’abciximab)

Imprimer la fiche

  • 05 Juin 2025