Enjeux financiers du Médicament

Les génériques

1) Le développement d’une politique.

La politique de promotion des génériques a consisté à:

i) la fixation d’un prix inférieur de 30% au médicament princeps,

ii) l’incitation officinale de substitution à partir de 1999. En l’absence de la mention expresse du médecin « Non substituable » sur l’ordonnance, le pharmacien a le droit de délivrer le générique du médicament princeps prescrit. Pour encourager les pharmaciens à substituer un médicament princeps par un générique, il a été décidé que leur marge serait la même selon qu’ils délivrent un médicament princeps ou un générique.

iii) La revalorisation du tarif de la consultation médicale, en cas d’engagement du praticien en termes de part de génériques dans ses prescriptions médicales, et la possibilité de prescription directement en DCI (paracétamol au lieu de Doliprane®, oméprazole au lieu de Mopral® ou amoxicilline au lieu de Clamoxyl® par exemple).

iv) L’implication du patient (à partir de 2006), par la modification de la pratique du tiers payant, en fonction de l’achat de générique. Le principe est que tout assuré social qui se présente à la pharmacie avec sa carte vitale ne bénéficie plus du tiers payant s’il refuse la substitution du médicament princeps par un générique proposé par le pharmacien.

v) l'obligation de prezcription en dénommination commune internationale depuis janvier 2015

2)   Premiers résultats.

En 2008, l'Assurance Maladie a remboursé 440 millions de boîtes de génériques par an, soit cinq fois plus qu'en 1999, ce qui a permis une économie de 600 millions d'euros par an du fait de la prescription des génériques et environ 400 millions d’euros du fait des baisses de prix des médicaments princeps, soit une économie totale de 1 milliard d’euros. Au 1er janvier 2010, la majorité des départements appliquaient ce dispositif qui a permis aux pharmacies concernées d’augmenter significativement le nombre de médicaments génériques délivrés.

En 2013, part des génériques dans le marché total remboursable est 30,9% en volume et 18,7% en valeur. Quand une boite sur 3 est un générique en france c'est 3 boites sur 4 au royaume unis ou en Allemagne. Des améliorations sont donc possibles. La France presente trop souvent  un phénomène qui ne se retrouve pas dans d’autres pays européens : un déplacement des prescriptions vers les produits les plus récents pour lesquels il n’y a pas encore de génériques, plus onéreux, alors même que le service médical est souvent équivalent.

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