ICOMT

Résumé de la fiche

La COMT est une enzyme du métabolisme à la fois de la dopamine et de la L-Dopa. L’entacapone et la tolcapone sont des inhibiteurs sélectifs et réversibles de la COMT..

Les ICOMT n’ont pas d’effet symptomatique en monothérapie mais associés avec la L-Dopa, ils peuvent allonger significativement la durée du déblocage moteur et permettent de diminuer les doses de L-Dopa de 15 à 30%. 

Les effets indésirables des ICOMT sont comparables à ceux de la L-Dopa. L’entacapone entraîne une coloration orangée des urines. La tolcapone a une toxicité hépatique significative qui limite beaucoup son utilisation en clinique.

Item(s) ECN

104 : Maladie de Parkinson
72 : Prescription et surveillance des psychotropes
326 : Prescription et surveillance des classes de médicaments les plus courantes chez l’adulte et chez l’enfant:

Médicaments existants

Entacapone: Comtan®
Tolpacone: Tasmar®
L-dopa + carbidopa + entacapone: Stalevo®

 

Mécanismes d’action des différentes molécules

La COMT est une enzyme du métabolisme à la fois de la dopamine et de la L-Dopa. L’entacapone et la tolcapone sont des inhibiteurs sélectifs réversibles de la COMT périphérique. La tolcapone pourrait également posséder une effet inhibiteur sur la COMT cérébrale. Cette molécule a été retirée du marché en 1998 en raison de sa toxicité hépatique (hépatite fulminante) ou musculaire (rhabdomyolyse) puis reintroduite dans le marché en 2005 en France.

M21 07

 

Effets utiles en clinique

- Maladie de Parkinson :
Les ICOMT n’ont pas effet symptomatique en monothérapie. Ils sont prescrits en association avec la L-Dopa et  ils permettent de prolonger sa durée d’action. Ils sont particulièrement indiqué dans le prise en charge des fluctuations motrices en fin de dose.

Pharmacodynamie des effets utiles en clinique

L’entacapone augmente l’aire sous la courbe des concentrations plasmatiques de L-Dopa sans majorer le pic de concentration plasmatique permettant ainsi de diminuer les fluctuations plasmatiques de la L-Dopa. 
En association avec la L-Dopa, ces médicaments allongent significativement la durée du déblocage moteur et permettent de diminuer les doses de L-Dopa de 15 à 30%.

M21-11

A la phase initiale de la maladie, l’association précoce d’un ICOMT et de L-Dopa, théoriquement responsable d’une stimulation moins pulsatile des récepteurs dopaminergiques, pourrait diminuer le risque de survenue de complications motrices (voir effets indésirables). Aucun essai clinique vérifiant cette hypothèse n’est actuellement publié.

Caractéristiques pharmacocinétiques utiles en clinique

Le volume de distribution est faible car l’entacapone est liée à l’albumine plasmatique.

Leur catabolisme implique une glucuronoconjugaison .

ICOMT

Biodisponibilité

Tmax

Demi vie

Entacapone

35%

1 heure

0,4 à 2 heures

Source de la variabilité de la réponse

Interactions médicamenteuses :
- Les mêmes que celle de la L-Dopa.

Situations à risque ou déconseillées

- troubles psychotiques
- phase aiguë de l’infarctus du myocarde (risque de troubles aigus du rythme cardiaque)

Précautions d’emploi

- détérioration intellectuelle
- dyskinésies : l’introduction d’un inhibiteur d’un ICOMT peut majorer la durée et la sévérité des dyskinésies chez un patient présentant déjà ces complications motrices. L’introduction d’un ICOMT nécessite souvent la diminution des doses de L-Dopa d’environ 30%.

Effets indésirables

- Ils sont comparables à ceux de le L-Dopa (début du traitement). Les ICOMT majorent les effets indésirables de la L-Dopa  (sauf les fluctuations motrices) lorsqu’on l’associe.

- Toxicité hépatique: la tolcapone a été retirée du marche en France en 1998 à cause de la survenue d’hépatites fulminantes et de rhabdomyolyses. Elle a été réintroduite en 2005.

- Il a été rapporté des élévations des enzymes musculaires et la survenu de troubles digestifs (diarhée) avec l’entacapone. Elle entraîne une coloration orangée des urines.

Surveillance des effets

La surveillance des effets souhaités repose sur l’examen clinique moteur du patient et l’évaluation du score moteur à l’aide de l’échelle validée (UPDRS).

La surveillance des effets indésirables repose sur l’interrogatoire et sur l’examen clinique. L’interrogatoire doit parfois être poussé afin de déceler d’éventuels effets indésirables psychiatriques à type de délire ou d’hallucinations ou des troubles du comportement souvent cachés par le patient.

Chez les patients parkinsoniens présentant des dyskinésies, ces dernières doivent faire l’objet d’une surveillance étroite. Toute augmentation en fréquence ou en intensité doit conduire à diminuer les doses de L-Dopa.

 

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  • 31 mai 2017

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