Anticholinergiques

Résumé de la fiche

Dans la maladie de Parkinson, ou dans le parkinsonismes secondaires (ex. induits par les antipsychotiques), le déficit dopaminergique lève l’inhibition à niveau des neurones cholinergiques résultant donc en une hyperactivité cholinergique striatale. Les antagonistes muscariniques diminuent la transmission cholinergique en agissant au niveau de la synapse des interneurones cholinergiques striataux.

Les anticholinergiques possèdent un effet antiparkinsonien modéré prédominant sur le tremblement. Leur demi vie est d’environ 3 heures.

Les effets indésirables des anticholinergiques découlent directement du blocage des récepteurs cholinergiques périphériques (sécheresse buccale, constipation, dysurie, mydriase et troubles de l’accommodation) et centraux (confusion, délire, hallucinations et troubles mnésiques surtout chez le sujet âgé). Les contre-indications des anticholinergiques sont adénome de la prostate, glaucome à angle fermé, détérioration intellectuelle. La prudence s’impose chez le sujet âgé, car plus sensible aux effets centraux de ces médicaments. Il existe ainsi un risque d'aggravation d'une détérioration intellectuelle chez les patients parkinsoniens avec une démence associée.

Item(s) ECN

104 : Maladie de Parkinson

Médicaments existants

- Trihexyphénydile
- Bipéridène
- Tropatépine (syndrome parkinsonien induit par les antipsychotiques)

Mécanismes d’action des différentes molécules

Dans la maladie de Parkinson, le déficit dopaminergique lève l’inhibition à niveau des neurones cholinergiques résultant donc en une hypercholinergie striatale rélative. Les anti-cholinergiques diminuent la transmission cholinergique en agissant au niveau de la synapse des interneurones cholinergiques striataux.

Effets utiles en clinique

- Maladie de Parkinson/Parkinsonisme induit par les antipsychotiques
Les anticholinergiques possèdent un effet antiparkinsonien modéré, prédominant sur le tremblement.

- Dystonie dopa sensible
Les anticholinergiques peuvent améliorer les symptômes du parkinson, mais le médicament de référence reste la L-Dopa.

Pharmacodynamie des effets utiles en clinique

-Maladie de Parkinson
Peu d’études ont évalué l’intérêt des anticholinergiques au stade initial et au stade plus évolué de la maladie de Parkinson.

- Dystonie dopa sensible
Il est classique de proposer des anticholinergiques dans les dystonies. Leur efficacité reste très modérée et très mal évaluée. 

Caractéristiques pharmacocinétiques utiles en clinique

Leur absorption est rapide et complète, leur Tmax de 1 heure et leur demi-vie d’environ 3 heures.

Source de la variabilité de la réponse

Interactions médicamenteuses

- Psychotropes : tous les psychotropes peuvent entraîner des syndromes confusionnels et doivent être utilisés prudemment en association avec les anticholinergiques.

- Autres médicaments possédant des propriétés anticholinergiques : antihistaminiques et antispasmodiques accentuent les effets indésirables anticholinergiques.

Situations à risque ou déconseillées

- Adénome de la prostate
- Glaucome à angle fermé
- Détérioration intellectuelle

Précautions d’emploi

- Détérioration intellectuelle
- Sujet âgé : risque de syndrome confusionnel
- Hypertrophie prostatique

Effets indésirables

Ils découlent directement du blocage des récepteurs cholinergiques (muscariniques) centraux et périphériques : les effets atropiniques.

Effets atropiniques centraux
- Confusion, délire, hallucinations et troubles mnésiques, surtout chez le sujet âgé

Effets atropiniques périphériques
- Sécheresse buccale, constipation, troubles minctionnaires et retention urinaires (rare), mydriase et troubles de l’accommodation

Surveillance des effets

Effets souhaités: examen clinique moteur du patient, évaluation du score moteur à l’aide de l’échelle validée UPDRS.

Effets indésirables: interrogatoire et sur l’examen clinique. L’interrogatoire doit parfois être poussé afin de déceler d’éventuels effets indésirables psychiatriques à type de délire ou d’hallucinations souvent cachés par le patient. 

Chez le sujet âgé, un syndrome confusionnel ou une majoration de troubles mnésiques doivent être recherchés systématiquement. 

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  • Dernière modification: : KAGUELIDOU Florentia, SALVO Francesco
  • 28 juin 2017

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