La notion d’efficacité des médecines « douces » ne peut être envisagée d’une façon globale, du fait de la diversité des produits utilisés. Généralement cependant, il s’agit de traitements dont l’utilisation est plus empirique que scientifique.

>>> Homéopathie

Définition : 
Méthode consistant à traiter les maladies par des doses infinitésimales de produits capables (à plus fortes doses) de déterminer des symptômes identiques aux troubles que l'on veut supprimer. C’est en 1790 qu’Hahnemann a énoncé les principes  de l'homéopathie :

  • « similitude » : analogie entre les symptômes du malade et ceux qui apparaissent chez un sujet sain auquel est administrée une substance médicamenteuse donnée,
  • principe de dilution : les médicaments sont préparés, pour aboutir à des doses infinitésimales, par des dilutions successives au 1/100 (centésimales hahnemanniennes, abrégé en CH) ou au 1/10 (décimales abrégées en  X); en outre, l'agitation du flacon (« dynamisation ») est capitale,
  • le "terrain": en homéopathie, on considère qu’il n’y a pas des malades ou des maladies mais un malade, pour lequel le traitement et la prise en charge doivent être individualisés.

Quelques essais cliniques ont été menés, dans diverses indications (rhume, arthrose, etc.), sans qu’une efficacité ait été démontrée.
L’homéopathie fait parfois appel à des teintures-mères, parfois fortement concentrées et pouvant potentiellement entraîner une toxicité.


>>> Phytothérapie

Traitement par les plantes.
De nombreuses plantes ont été utilisées depuis l’Antiquité, avant l’apparition de médicaments de synthèse. L’efficacité de certains médicaments d’origine végétale ne fait aucun doute. De nombreux médicaments, même parmi les plus récents, sont issus du règne végétal, même s’ils sont parfois aujourd’hui fabriqués par synthèse chimique pour des raisons de coût. On peut citer la colchicine (colchique), la digitaline et la digoxine (digitale pourpre), l’aspirine (saule), dont l’utilisation en thérapeutique est très ancienne. Plus récemment, la galantamine (perce-neige caucasien), des anticancéreux tels que les taxols (ifs), les alcaloïdes de la pervenche, etc. sont des exemples récents de médicaments indirectement d’origine végétale.
Le terme de phytothérapie n’englobe généralement pas ces médicaments, considérés aujourd’hui comme allopathiques. Il est plutôt réservé à l’utilisation de plantes « traditionnelles ». Par exemple, le tilleul est réputé pour favoriser le sommeil ; la queue de cerise est réputée avoir des propriétés diurétiques, etc. La forme utilisée est soit une partie de la plante (feuilles, sommités fleuries, fruit, etc.) (qui peut être récoltée par le consommateur, achetée en herboristerie ou en pharmacie), soit présentée sous forme de gélules.

Dans ce dernier cas, certaines gélules ont une AMM. Il ne s’agit pas de l’AMM classique, attribuée au vu d’essais cliniques démontrant une efficacité, mais d’une "AMM phytothérapie". Pour ces « AMM phyto », aucune preuve d’efficacité n’est nécessaire, mais le fabricant garantit la composition du médicament et l’absence d’impuretés en quantité importante. Ce type d’AMM n’est attribué qu’à des plantes (seules ou associées) dont l’innocuité est à peu près établie (appartenant à la pharmacopée française ou européenne).

 
>>> Mésothérapie

Méthode consistant à traiter, localement ou de façon loco-régionale, par des multi-injections intradermiques de médicaments (présentés sous forme injectable) utilisés habituellement  par voie générale dans les mêmes indications. 
Le plus souvent, on mélange deux ou trois médicaments dans la même seringue (ce qui n’est, bien évidemment, jamais recommandé, en raison d’éventuelles incompatibilités physico-chimiques). Un anesthésique local, procaïne ou xylocaïne, est presque toujours utilisé. Selon la pathologie à traiter, divers médicaments seront ajoutés : anti-inflammatoires non stéroïdiens, myorelaxants, caféine, etc. Les quantités administrées sont faibles (généralement 5 ml au cours d’une séance), le rythme des séances variables (2 à 3 par semaine ou par quinzaine)
Aucun essai clinique n’a été fait et l’efficacité n’est donc pas démontrée. La mésothérapie est le plus souvent utilisée dans le traitement des douleurs (aiguës ou chroniques, souvent d’origine traumatique ou mécanique), de la cellulite, etc.

 
>>> Oligothérapie

Méthode utilisant des oligo-éléments présents dans l'organisme en quantité extrêmement faible. Les oligo-éléments sont des métaux ou des métalloïdes intervenant dans les processus biologiques. L’oligothérapie revendique d’être une médecine adaptée à chaque sujet et s’attaquant aux causes profondes (tissulaires, métaboliques, etc.) des maladies. Parmi les éléments utilisés, on retrouve le manganèse, le cobalt, le cuivre, le cuivre, l’or, l’argent, le zinc, le nickel, le fer, etc. Des vitamines sont souvent utilisées en compléments des oligo-éléments.

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